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Quand il faut y aller, faut y aller!: « La Carte et le Territoire » de Qui vous savez… bon d’accord ;) Houellebecq Michel

pfffffff…

J’y suis allée à reculons, soyons francs (pas de raison de mentir ici après tout).

Le personnage médiatique que nous donne à voir Michel Houellebecq n’est pas mon type. Et surtout, j’aime déflorer un livre dans son entièreté. Je m’y jette avec sincérité, sans a-priori. Ce qui n’est pas le cas des livres à fort tapage médiatique. Je n’ai donc pas lu J.K. Rowling, ni Ana Gavalda ni tant d’autres.

J’ouvre donc ce Houellebecq, prix Goncourt qui plus est, en donnant toute sa chance au récit.

Les premières pages m’ont embarquée. Le personnage Jed Martin, artiste français que nous suivrons tout le long de sa vie, a su me donner envie de l’accompagner.

Mais… je l’ai refermé avec un sentiment confus. Je ne savais pas trop quoi en dire, par quel bout le prendre. Pour ce qui est de dérouter, l’auteur sait y faire.

Car il y a beaucoup, beaucoup de choses dans ce roman: la vie d’un artiste en France, son rapport au père, un peu d’euthanasie, l’introduction de personnes réelles fantasmées, le rôle tenu par l’auteur-personnage, la carte et le territoire etc.

Une construction en trois parties qui n’apporte pas plus de clarté. A quoi? Au but que l’écrivain a dû se fixer en entamant son travail.

Depuis, je l’ai fini il y a quelques semaines, j’ai lu quelques avis de lectures, des critiques, des interviews de Houellebecq et j’en reste au même point de confusion! 🙂

Une idée chasse l’autre. Je me suis dit « Je vais lire ses autres romans pour voir si la non-construction de récit est un mode d’écriture ou pas », « Quoi, il dit ça? Bon, je ne lirai rien d’autres, ce n’est pas la peine », « ah bon, il y a tout ça dedans, peut-être…« , « Ahhh, la troisième partie est ratée EXPRèS, ça explique beaucoup de choses »!!!

Ce que, humble lectrice, j’en dis c’est qu’il n’y a pas eu de « plaisir de lecture ». Des agacements lorsque l’auteur appelle le personnage Houellebecq: « l’auteur des Particules élémentaires » déclinant ainsi tout les titres de ses romans. De l’ennui aux excès Wikipediques. De l’intérêt (quand même) pour  Jed Martin. Ce n’est pas rien mais ce n’est suffisant.

Il me semble que Michel Houellebecq n’écrit d’ailleurs pas pour « raconter une histoire ».

Pourquoi le Prix Goncourt? Il faudrait demander aux jurés dudit Prix.

Dans quelques décennies, on pourra lire La Carte et le Territoire comme une peinture (puisqu’il s’agit d’Art) de la société française à un moment donné.

D’ici là, je resterai sur cette brouillonne expérience de lecture et m’en vais vers d’autres cieux plus cléments à mon goût 🙂

 

 

 

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